Onze nations, des instances juridiques internationales et Amnesty International exigent la libération des militants de la flottille, tandis que les interrogateurs israéliens profèrent des menaces de mort.
Des plaintes pénales sont déposées en Italie et auprès de la CEDH tandis que le Brésil et l’Espagne condamnent les enlèvements illégaux ; des militants détenus entament un cinquième jour de grève de la faim sous la torture psychologique et physique.

4 mai 2026

Askalan, Palestine occupée — Une vague sans précédent de pressions diplomatiques et juridiques internationales s’intensifie contre le gouvernement d’occupation israélien.  suite aux informations faisant état de torture et de menaces de mort visant les militants de la flottille mondiale Sumud, Thiago Ávila et Saif Abukeshek.

Alors que les militants entament leur cinquième jour de grève de la faim (ne consommant que de l’eau) en isolement total au centre de détention de Shikma, les avocates d’Adalah, Hadeel Abu Salih et Lubna Tuma, signalent que les militants sont soumis à une torture psychologique systémique et à des menaces explicites contre la vie de leurs familles.

Mise à jour juridique urgente : Violences psychologiques et physiques

À la suite d’une visite qui s’est conclue aujourd’hui, Adalah a lancé une alerte internationale concernant les conditions de détention des deux militants :

●        Menaces de mort : Les interrogateurs ont explicitement menacé Thiago Ávila, déclarant qu’il serait « tué » ou contraint de « passer 100 ans en prison ».

●        Torture sensorielle : Les deux militants sont détenus dans des cellules éclairées 24 heures sur 24 par une lumière intense afin de provoquer une privation de sommeil et une désorientation.

●        Abus environnementaux : Thiago Ávila a déclaré avoir été détenu dans des conditions de températures extrêmement froides.

●        Violation de l’éthique médicale : les militants sont maintenus les yeux bandés en permanence lorsqu’ils sont déplacés hors de leurs cellules, y compris lors des examens médicaux, ce qui constitue une violation flagrante des normes médicales internationales.

●        Ciblage des tentatives de briser le siège illégal d’Israël : les interrogatoires se sont concentrés principalement sur la flottille mondiale Sumud, confirmant que la détention est une tentative de représailles visant à criminaliser la solidarité.

Amnesty International : « Grand risque de torture »

Dans une intervention ferme publiée aujourd’hui, Amnesty International a exprimé sa profonde inquiétude quant à la sécurité d’Abukeshek et d’Ávila, soulignant qu’ils courent un « grave risque de violations des droits humains, notamment de torture et d’autres mauvais traitements ». Amnesty a dénoncé le ciblage spécifique de Saif Abukeshek, ressortissant espagnol et suédois d’origine palestinienne, affirmant que sa détention est conforme aux « lois discriminatoires d’Israël et à son bilan persistant en matière de harcèlement et d’oppression des Palestiniens dans le cadre du système d’apartheid israélien ». L’organisation a insisté sur le fait que les États doivent agir sans délai pour que Israël réponde de son « mépris du droit international ».

Soulèvement juridique et parlementaire mondial

La communauté internationale a réagi par une série croissante d’actions juridiques et politiques visant à obtenir leur libération :

●        Procédure pénale italienne : des avocats italiens ont déposé deux plaintes pénales « esposti » (demandes formelles d’enquête visant à déterminer si des actes illégaux ont été commis) auprès du procureur italien et une requête en référé auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Le procureur de Rome est saisi de l’affaire.

●        Motion parlementaire turque : Le Parlement turc a adopté à l’unanimité une motion qualifiant l’interception de la flotte humanitaire de « piraterie et de crime de guerre », s’engageant à ce que toute la responsabilité soit établie.

●        Condamnation commune de 11 nations : Les ministres des Affaires étrangères d’Espagne, de Turquie, du Bangladesh, du Brésil, de Colombie, de Jordanie, de Libye, de Malaisie, des Maldives, du Pakistan et d’Afrique du Sud ont publié une déclaration unifiée qualifiant la saisie en eaux internationales de « violation flagrante du droit international humanitaire ».

●        Pressions politiques de l’UE : Le parti de gauche européen et la Confédération européenne des syndicats (CES) ont exigé des sanctions immédiates de l’UE contre Israël, rejoignant ainsi les principales fédérations de défense des droits de l’homme (FIDH et OMCT) qui dénoncent le raid comme un acte de piraterie.

Ces enlèvements de participants à la flottille internationale sont le prolongement direct des violences d’État, des détentions administratives et des actes de torture perpétrés depuis des décennies contre les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, en l’absence de procédure régulière et de système judiciaire légitime. Les procédures « légales », fondées sur des preuves secrètes et dépourvues de compétence, sont les mêmes mécanismes utilisés pour maintenir le siège illégal et le génocide en cours à Gaza.

Escalade urgente

Alors que d’importantes mobilisations et des campements débutent aujourd’hui à travers l’Europe, le GSF appelle tous les États à prendre des mesures juridiques immédiates, notamment en soutenant les procédures engagées en Italie, en déposant des requêtes interétatiques ou des demandes de mesures provisoires devant la Cour européenne des droits de l’homme lorsque sa compétence le permet, et en menant des enquêtes nationales en vertu du droit national et international applicable ; et à exiger la libération immédiate et inconditionnelle de Saif Abukeshek et Thiago Ávila.

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